Et enfin voici les photos ! (certaines commentées pour que vous fassiez le lien avec le blog)
Pictures of Google I/O and New York
juin 25, 2010Music of the early Universe
juin 25, 2010J’ai assisté à la session “Good Vibrations: The Science of Sound” du World Festival of Science de New York.
Jamshed Bharucha a expliqué les harmoniques et les fréquences fondamentales en tendant un long fil de téléphone puis en le secouant. C’était passionnant ! On comprenait *visuellement* les ondes sonores. Lors de quelques secondes où le fil de téléphone avait un mouvement chaotique, Jamshed Bharucha cherchait la fréquence fondamentale en bougeant la main pour transmettre l’onde puis, l’ayant trouvée, expliquait qu’elle nécessitait le minimum de mouvement de sa part. On voyait clairement l’onde “parfaite” grâce à la persistence rétinienne.
Ensuite, après avoir compté mentalement le rythme de son mouvement de main, il en a doublé la vitesse et l’onde s’est coupée en deux parties parfaitement égales ! C’était la seconde harmonique. Puis il a triplé et quadruplé la vitesse pour créer les troisième et quatrième harmoniques. Excellent !
Christopher Shera a parlé du mécanisme de la cochlea, expliquant que, pour être aussi fine (elle permet d’entendre des sons avec un volume extrêmement faible), elle fonctionne comme le laser, amplifiant les sons qui arrivent en générant les mêmes ondes (des “poils” détectent les déplacements d’air et sont reliés à des muscles qui génèrent des déplacements d’air identiques mais plus forts). L’oreille *génère donc des sons*. L’artiste Jacob Kirkegaard essaie à ce propos d’utiliser ces “sons interieurs”. Il nous a fait écouter quelques parties de sa musique où il s’agissait d’essayer d’entendre ces sons intérieurs, qui s’ajoutent à la musique elle-même.
Enfin, Mark Whittle a parlé de la mélodie initiale de l’univers. Passionnant également. Ce n’était pas un gros bang! mais plutôt un iiiiiiiiiiiiaaaaaaaaaaaooooooooowwwww qui a duré des millions d’années. Les sons étaient alors générés par la gravité ! L’explosion initiale a projeté les molécules qui, à cause de la gravité, étaient freinées puis se rapprochaient, puis, à cause de la compression, étaient à nouveau repoussées (les ondes étant ici interprétées en sons).
En aiguisant les harmoniques et en les rapportant sur un octave, la mélodie devient écoutable pour l’oreille humaine et ça donne ça (son en wav). C’est tout simplement beau. Beau d’écouter la naissance de l’univers. Incroyablement impossible à concevoir, à comprendre. Plus d’infos…
En guise d’interludes ludiques, Mark Stewart et Rob Schwimmer (Polygraph Lounge) ont joué avec des sons artificiels (sirènes, bruits de ville, sifflets, etc.) J’attendais avec impatience qu’on revienne aux scientifiques, tellement plus intéressants… Mais j’ai quand même beaucoup aimé leur avant-dernière intervention où le public plaçait entre ses dents un touilleur (distribué à l’entrée) et le faisait vibrer quand les musiciens nous en donnaient l’ordre. Ils jouaient ainsi en faisant participer le public à une musique qui finalement n’était entendue *que* par chacun de nous, personnellement, individuellement (par les transmissions des vibrations à travers les os du crâne).
The fourth magnet
juin 25, 2010Voilà un jour de libre où je prends enfin le temps de mettre à jour mes blogs… Le moi de juin est en accéléré depuis que j’ai repris le développement avec intensité. A ce titre, voici mes deux premières applications : la première, youaretheradio, pour iPhone/iPod touch/iPad vous permet de créer votre propre radio personnelle, instantanément, ou d’écouter au hasard une radio personnelle diffusée par un autre utilisateur dans le monde. La seconde, Last One Wins!, est un petit jeu simple et direct, multi-joueurs, iPad uniquement. Elles sont en cours de validation par Apple.
Et voici les dernières notes prises mon dernier jour à New York. Tout d’abord, l’étonnant “15 seconds of fame“, sur un des plus grands écrans de Times Square, diffuse votre photo et votre message pendant 15 secondes. Vous au centre du monde – pendant 15 secondes. Je repensais à l’article lu quelque part sur le web parlant de Youtube qui peut créer “One day of fame” pour n’importe qui, mais, contrairement à l’écran sur Times Square, cette célébrité est générée par la masse (crowd-generated fame ?) des utilisateurs Youtube, par ceux qui tombent par hasard sur une vidéo puis par le bouche-à-oreille.
Et je pensais aussi à Justin Bieber. Il y a 4 magnets en vente dans Central Park : un magnet de Barack Obama, un magnet de Marilyn Monroe, un magnet de Michael Jackson. Et un magnet de Justin Bieber. Je me demande quel sera le quatrième magnet l’année prochaine.
Le dernier jour, je me suis aussi baladé dans Central Park, au moment du sport à l’américaine. Autrement dit, du baseball et du basket-ball. Et, alors que j’étais assis entre un match de baseball et un match de basket/street, je tourne la tête d’un côté, puis de l’autre : d’un côté, un seul blanc parmi que des noirs. De l’autre, un seul noir parmi que des blancs. D’un côté, des gars avec une musculature taillée dans le roc par un sculpteur perfectionniste voulant montrer la force présente dans chaque muscle. De l’autre, des gars fat ou presque, qui ne courent qu’une dizaine de mètres toute les heures, gatorade à la main, ventre plus large que poitrine. Devinette évidente : quel est le côté basketball, quel est le côté baseball ?…
Et une dernière pensée qui m’a traversé l’esprit, encore à Times Square : on est sur des photos de tout un tas d’inconnu, involontairement bien sûr. Ça m’avait déjà marqué à Rome au musée du Vatican lors d’un voyage de classe au collège.
Saving the nation
mai 31, 2010Plus que 34 jours avant le infamous Hotdog Eating Contest de Coney Island. Le record à battre est 68 hotdogs.
La plage de Coney Island (crowded of course) est longée par une rue en bois, agréable à suivre. J’ai donc marché une bonne demi-heure en décidant finalement de rentrer par l’intérieur du quartier. Et au bout de quelques blocs, j’ai commencé à ressentir un sentiment d’insécurité, de plus en plus grand. Aucune raison explicite à ça, peut-être l’absence de la foule, la saleté, l’abandon de certains commerces, les terrains vagues. En m’arrêtant pour acheter à manger, j’ai demandé au mexicain qui me préparait le cheeseburger si c’était dangereux pour un touriste comme moi de se balader ici. Il m’a dit clairement oui. De ce côté, c’est dangereux. De l’autre côté, vers la station de métro, là où il y a la foule, ce n’est pas dangereux. J’ai pris deux photos, l’une là où c’est dangereux, l’autre là où ce n’est quasiment plus dangereux. Il n’y a pas de différence sur la photo. Seule la distance à la station de métro compte. J’imagine que c’est la distance de visibilité.
C’est dans ce quartier que j’ai pris la photo (que vous verrez plus tard) de l’église avec l’emblème : Saving the nation – one soul at a time. Sauver la nation – une âme à la fois !!
Plus tard dans Times Square je verrai la publicité : We’re saving the planet – one choco mousse at a time. Nous sauvons la planète, une mousse au chocolat à la fois.
Simple visage
mai 31, 2010L’exposition phare du MoMA (Museum of Modern Art) en ce moment est l’exposition vivante de Marina Abramović : The Artist Is Present. Elle est assise sur une chaise et fixe, motionless, toute le journée. On peut s’assoir devant elle. Je suis allé au MoMA (par chance ?) le jour de gratuité donc évidemment c’était crowded. Et les réflexions des gens autour étaient passionnantes. Elles ne mangent pas de toute la journée ? Elle paraît triste, non ? What’s the f*ck? ça au moins c’est une artiste ! Elle a choisi de s’habiller comme ça ?…
Au 6ème, l’exposition continue avec notamment deux personnes nues se faisant face (oui, toute la journée) à quelques dizaines de centimètres de distance. Les gens peuvent se faufiler entre eux.
Cette exhibition est dérangeante et un peu oppressante. J’ai bien aimé. Grmbmlbmlb, j’écris des platitudes, désolé. Mais il faut dire que j’y suis pas resté beaucoup de temps. J’ai préféré les peintures de Matisse et Picasso, le chien et la dame qui marche de Giacometti, les photos d’Henri Cartier-Bresson et les photos au 3ème étage.
Et une peinture de Picasso. Un simple portrait que j’ai particulièrement adoré : tête de femme, étude pour les demoiselles d’Avignon. J’y revenais sans arrêt. Ce bleu pour les lignes du visage, ce long nez, ce regard sous les yeux clos…
Patchwork
mai 31, 2010Je suis en plein Central Park, j’ai internet grâce à mon Google Phone qui fait tethering (il crée un pont réseau wifi-3G) et grâce à Google qui m’offre un 3G illimité pendant 1 mois (pauvre Sprint Network, je crois qu’ils vont me maudire).
Malheureusement je ne peux pas poster de photos parce que mon appareil photo n’est pas compatible Mac (préhistoire de l’informatique ? paradoxe temporel tethering-fonctionnalité de base ?). J’aurais dû acheter une carte Eye-fi à Google I/O, j’ai hésité.
Bref je vous raconte. New York c’est haut. Même la moindre statue fait 6 mètres de haut. New York c’est coloré. Improbables associations de couleurs un peu partout. Profusions de couleurs flashy, de clignotements, d’animations publicitaires. New York ça sent. Les hotdogs, les crottes de chevaux, les bonbons, les voitures, le métro, les parfums dans la foule. Et New York c’est crowded. Tout est toujours crowded. Des masses de gens se croisent, se fondent, se dispersent, se suivent, et font la queue.
Pour moi, le dépaysement a été radical. A la sortie du métro depuis l’aéroport, j’étais à l’instant plongé dans Times Square. Le métro me donne toujours, comme à Paris, cette impression de porte de téléportation. Tu plonges sous la ville, tu attends quelques minutes, tu ressors ailleurs. Et tu cherches dans quelle direction tu veux aller.
Dans Times Square, les publicités mesurent 20 mètres de haut, les écrans 30 de large. Les vidéos publicitaires qui tournent en boucle se visitent (M&M’s par exemple). Les gens sont partout. Je me demandais où allaient tous ces gens, quels étaient leurs buts.
Mon hostel (auberge de jeunesse) est située à quelques blocs de Times Square et Central Park. Avant-hier, l’alarme incendie a sonnée pendant une heure, puis les gérants sont passés dans les chambres toutes les heures pour voir si tout allait bien (vu que l’alarme incendie a dû être désactivée). Hier le couloir était inondé. Aujourd’hui la machine à boisson m’a mangé 85 cents. Et c’est tout. Tout le reste est parfait. La chambre est propre, le colocataire est italien, le métro est à côté.
Il y a quelques années, j’avais écouté une émission de Mermet sur France Inter qui décrivait Wall Street avec ce fameux taureaux de bronze. J’ai visité le quartier financier quasi-exclusivement pour voir ce taureau parce que, comme tout le monde le touche, certaines parties sont polies et brillantes. Le taureau de Wall Street, disait Mermet, a des “couilles en or”.
iGotIt
mai 25, 2010Yep! Got it!
J’écris avec l’app wordpress sur mon tout nouveau iPad. Raaaaa c’était kiffant de sortir de l’Apple store avec 10 points JMLP (j’étais le seul de la journée à avoir pu acheter un iPad, je l’avais réservé une semaine avant).
Et je suis pas déçu : vitesse et réactivité, style et légèreté.
Bon à part ça, New York c’est ultra dépaysant : du vrai USA en grand partout où en tant que bon touriste je me suis arrêté pour regarder ce qu’il faut avoir visité : l’affiche-écran M&M’s.
Et à première vue la ville est bien plus cosmopolite que San Francisco. Toutes les couleurs sont mélangées et tout le monde passe à un moment de la journée par le métro…
Shaking buttocks
mai 24, 2010Pour la première fois de ma vie, j’ai vu une vidéo d’art qui m’a vraiment plu : Three Screen Ray, de Bruce Conner, au MoMA de San Francisco. Trois écrans jouent trois “histoires” qui s’entremèlent et collent à la musique de Ray Charles. Les films sont ultra-rythmés, quasi-stroboscopiques. Je l’ai regardé deux fois, deux aventures différentes, et deux fois en souriant et même en pouffant de rire au moment des fesses qui remuent…
Hitnotes… not so fun
mai 23, 2010Je prends quelques minutes pour me remémorer Google I/O…
C’était agréable d’être entourés de développeurs, de Googlers, de conférenciers divers, mais j’avoue être assez déçu du niveau global. Les meilleures sessions étaient couvertes par les Google Advocates (comme d’habitude les meilleurs, de loin) mais rien de vraiment percutant, rien de *vraiment* nouveau.
Google pousse à fond Android et nous a offert un deuxième téléphone, en plus du Nexus One : le HTC Evo 4G. Je me suis dit qu’avec la puissance décrite, j’éviterai la déception que j’ai ressenti devant le Nexus One. Première satisfaction : le trackball a disparu. Ouf ! (Je déteste le recouvrement sémantique : quand deux choses font la même chose. Or le touchscreen est déjà capable de couvrir les fonctions remplis par le trackball). Deuxième satisfaction : l’écran prend quasiment toute la place.
Mais, aïe, il y a encore les 4 boutons (heureusement le bug du Nexus One n’est plus là : il faut toucher les icônes et non légèrement au-dessus). Le problème, c’est que la présence de ces boutons est intrinsèquement liée à Android : Intent et historique d’Itents. Il *faut* un back button. Le home button, pas de souci, c’est comme l’iPhone, on s’y fait vite (la fonction de ce bouton ne pouvant pas être rempli par le touchscreen). Mais il y a aussi le menu button qui donnent accès aux options contextuelles dans les applications. Et le bouton de recherche que je n’ai encore jamais utilisé… Conséquence : les applications sont écrites en fonction de la présence des ces 4 boutons. Et sont donc mal écrites. C’est un modèle obsolète, à la Windows. Il est très probable que ces 3 boutons (mise à part la recherche qui peut sauter) restent ad vitam eternam. Et on plonge pour 10 ans de galère. Et dire qu’il y a deux ans, Apple a réinventé le monde de l’informatique avec l’iPhone. Dommage que Google n’ai pas compris l’importance de la simplicité et du “tout avec l’écran”.
Bref. Déçu. Sans parler de la mocheté de l’interface Android par rapport à celle de l’iPhone, de la réactivité de l’écran tactile qui donne une impression de lourdeur (on se fatigue à toucher… sans comparaison avec l’iPad hyper réactif, qui donne instantanément le sourire).
Tout ça pour arriver à mon impression lors du second Keynote. Vic Gundotra, le vice-président de Google, s’est évertué à taper sur Apple, par petites allusions à l’iPad et à Steve Jobs, mais, franchement, j’étais à chaque fois mal à l’aise parce qu’Apple n’a rien à prouver. J’imaginais Steve Jobs sourire en coin entendant le keynote et pensant aux ventes de l’iPad.
Première pique à Apple : Android est multi-tâches. Ben c’est bien dommage. Parce qu’alors iPhone OS est mieux. Multi-tâches c’est compliqué pour l’utilisateur qui doit avoir conscience que l’appli tourne dans le fond. Et en plus, ça bouffe de la batterie et il faut une app pour tuer les apps qui foirent. Alors pffff… la pique se retournera bien vite vers Google et Android.
Deuxième pique : en annonçant qu’un SMS peut ouvrir une Intent. “THAT’s a Cloud to Device API”. Ok, on critique l’API d’Apple ? J’ai comparé l’API Android et l’API iPhone et c’est très marqué : celle d’Apple est bien mieux foutue, plus pratique, plus facile, plus cohérente, plus complète. Et surtout plus orienté async pour éviter aux programmeurs de lancer des threads (qui compliquent beaucoup la tâche des développeurs, surtout les non-formés). Donc encore une fois, Google devrait faire gaffe à ce qu’il dit.
Troisième pique : en annonçant que le HTC Evo fait tethering (fait hotspot 4G->wifi). Gundotra prend pour exemple “a device that doesn’t have connectivity” : l’iPad. 1) les nouveaux iPad sont 3G. 2) c’est déjà génial une tablette ultra-portable wifi. 3) j’ai dû rebooter mon Evo en sortant du métro parce qu’il ne retrouvait pas la 3G/4G. Super.
Quatrième pique : en annonçant le support de Flash. Je crois que Jobs a encore raison : Flash est pour l’ancien web. Dédié à la souris (avec les rollovers par exemple). Pour les nouveaux devices, il faut réécrire les applications. Autant les écrire avec une vraie API qui ne bouffe pas la batterie et prend en compte la puissance du matériel.
Et voilà. Je suis sorti en me disant que j’aurais préféré qu’ils m’offrent un iPad… (j’ai vu sur twitter l’un d’entre nous qui veut échanger son Evo contre un iPad, LOL)
Pas trop envie de parler de Google TV, la deuxième soi-disant grosse annonce du jour. C’est tellement obsolète la télé. J’avais l’impression que ça faisait kiffer tous les quarantenaires de la salle mais aucun trentenaires ou moins. En tout cas, pas moi. Surtout quand je vois que les jeunes passent plus de temps devant Internet que devant la télé and growing.
D’ailleurs la démo a foirée pour cause de surchage de bluetooth dans la salle. Pas grave si ça avait été vraiment génial. Mais bon, surfer et chercher sur la télé avec un clavier bluetooth… C’est sûrement génial parce qu’ils réinventent la télé (impression sur le coup) mais j’ai toujours dans la tête la télécommande de Free qui répond 1 seconde en retard, le zap-time d’une ou deux secondes en France sur la TNT, le son pourri sur toutes les télés, même récentes, etc…
Allez je poste et je parlerai des sessions une autre fois.
Stuff & Fails (to be updated)
mai 19, 2010Funny stuff found while browsing the URLs ref. by speakers at Google I/O
- Facial Gestures in Opera (especially the second point of Known Issues)
Not so funny fails while being at Google I/O
- The session to attend was too crowded… the only session with VCs…